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On connaît le tourisme équitable, les congés solidaires, voici maintenant une idée venue d’un petite association qui a commencé par envoyer du matériel au Sénégal. Cette association se situe dans une bulle des Pyrénées et a pensé qu’il serait facile de récupérer du matériel scolaire, de bureau, des jouets ou des médicaments pour une banlieue de Dakar nommée Guina o Rail. Deux copines du même âge, une française habitant à Font-Romeu et une sénégalaise de Dakar en sont vite venues au constat qu’évidemment leur action avait son utilité mais cela ne répondait pas entièrement aux besoins du groupement de femmes de Mahé, la sénégalaise. Caroline créa l'association La Source avec Thierry son mari et Marion leur associée. Ainsi, après trois mois d'existence, l'association envoyait le premier container qui arriva entier en novembre 2004, tout fut distribué et partagé dans la joie. Mahé et Caroline étaient contentes mais pas satisfaites, après des heures de conversations elles ont conclu que ce qui pourrait améliorer réellement le quotidien de toutes ces femmes, ce sont des formations aux jeunes. Alors l’idée a germée, Caroline était déjà partie faire un Congés Solidaire mais elle était restée sur sa faim: une préparation à la formation bâclée, mal adaptée une fois sur-place, un coût ne pouvant être supporté par des particuliers, ... Mahé, qui ne voulait pas être passive, proposa un échange: les jeunes désireux d’avoir une formation accueilleront au sein de leur famille les formateurs. Mahé et les femmes de son association réfléchirent longuement sur les formations à donner, le moyen de faire un voyage à bas coût, comment organiser cela, mais aussi elle se dit qu’un occidental qui viendrait donner de son temps aimerait également découvrir son pays. Alors elle proposa en plus de l’accueil pour les formateurs qu'ils aient la possibilité de découvrir le pays autrement. A Font-Romeu nous étions vraiment enthousiastes de la tournure des événements, les sénégalaises étaient parties prenante du projet, elles proposaient un vrai rêve, mais Caroline n’était toujours pas totalement satisfaite. Elle voulait aussi que cet échange soit utile aux français qui partiraient. Evoluant dans un milieu saisonnier où il y a beaucoup de chômeurs, de jeunes sachant mal de quoi ils sont capables et de personnes exclues, pas toujours dans le besoin mais qui ont du mal a trouver un sens à leur vie, elle voulait montrer que chez chaque personne il y a un savoir, pas forcément reconnu par notre société mais qui peut être réellement utile. Chacun sait quelque chose et chacun peut transmettre son savoir.
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Caroline avec les femmes de l'Association locale de Guina o Rail |
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Mahé Caroline |
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