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CAROLE
Projet n° 1(Création d’une bibliothèque - Sénégal) ci-dessous

CATHIE
Projet n° 2 (Création d'un club sportif - Sénégal) en construction

AURORE
Projet n° 3(Formation à la pâtisserie - Sénégal) ici

 

CAROLE Création d’une bibliothèque

Projet n° 1(Création d’une bibliothèque - Sénégal)

Objectif initial et suite à donner ...
Rappel de l'objectif initial de la mission: Permettre aux enfants d’une douzaine d’écoles primaires alternatives de Guianaw-rails de pouvoir accéder à des livres dans le cadre d’une bibliothèque, celle-ci devant générer si possible l’emploi d’une personne

Résultat atteint : la bibliothèque est organisée, avec l’aide de Kiné et Lamin, bénévoles. L’organisation de la bibliothèque est la suivante : chaque semaine Lamin et Kiné vont chercher le fonds de livres et vont le déposer dans une école ou deux (selon nombre d’enfants) pour une durée de 1 semaine. Puis ils vont récupérer le fonds distribué et le déposent dans 1 ou 2 autres écoles, etc… L’ordre de distribution a été déterminé au départ, en accord avec les Directeurs d’Ecoles, selon la géographie des écoles et leur effectif d’élèves.

Interventions suivantes à prévoir : J’ai succinctement expliqué aux Enseignants comment faire un travail sur le livre. Ce serait peut-être bien de faire des formations plus approfondies sur l’animation autour du livre. Pour pérenniser cette bibliothèque, trouver un moyen de financement pour Kiné, afin qu’elle puisse l’animer.

Matériel à prévoir : Améliorer le fonds : en quantité (le fonds actuel est de 300, un fonds minimum est de 500), mais également en qualité : demandeurs de livre africains. Egalement, améliorer les moyens pour transporter le fonds d’une école à l’autre. Actuellement, c’est le livre qui va vers l’école. Idéalement, il peut être intéressant de créer une mini-bibliothèque par établissement (un fonds de 50 livres pour commencer), ces mini fonds étant ensuite échangés régulièrement entre les établissements.
Dans ce cadre là, Kiné pourrait à la fois se charger de l’organisation de ces échanges de fonds, et pourrait également prendre en charge des animations autour du livre, dans chacune des écoles.

 

Les bénéficiaires de la mission ...
Les bénéficiaires de la mission sont :

Kiné aidée par Lamin pour organiser puis gérer la Bibliothèque
Les douze Directeurs d’Ecoles.
Les élèves des écoles (environ 3.000 enfants de 5 à 14 ans)

Il a fallu une réunion de l’ensemble des Directeurs, à l’association, puis des rendez-vous individuels sur leur lieu de travail, pour qu’ils puissent adhérer au projet, et enfin une réunion générale de tous les intervenants (Directeurs, enseignants, et Lamin et Kiné, chargés de faire le suivi de cette bibliothèque) pour en expliquer l’organisation.

Contact avec les bénéficiaires: a été globalement bon, même s’il a fallu ménager les susceptibilités pour savoir où installer le fonds commun de livres, et y ajouter les quelques livres dont certaines écoles pouvaient déjà disposer et ne voulaient pas forcément se défaire.

Nombre de bénéficiaires :12 écoles : 12 Directeurs d’Ecoles, avec une moyenne de 250 enfants par école, soit environ 3.000 élèves.

Motivations personnelles des participants par rapport à la formation ? Quelles nouvelles connaissances souhaitent-ils acquérir ?  
Kiné et Lamin m’ont aidé à faire les fiches des livres ainsi que le système de référencement ; le système de référencement est simple : le n° du livre envoie au n° de la fiche, qui a comme information : n° - titre – auteur -. Pour améliorer le système, il était prévu de mettre des pastilles de couleur sur les livres et sur les fiches, selon le niveau du destinataire : niveau maternelle (images) – débuts apprentissage lecture – lecture-

Kiné espère un retour sur l’investissement bénévole qu’elle a fait, savoir une rémunération pour gérer la bibliothèque. Elle espère, si les parents sont convaincus de l’utilité pour leurs enfants de la lecture, profiter d’un financement de leur part.

 

Méthodologie de travail ...
Quelle méthode pédagogique ?  expérience personnelle des formateurs
Beaucoup d ‘échanges avec les intéressés, en premier lieu les Directeurs d’Ecoles, puis les enseignants qui doivent être convaincus de l’intérêt du projet pour une réalisation viable de celui-ci.

Quels conseils pour le successeur ?  
- Se renseigner plus sur les relations qu’il peut exister entre les cadres des différentes écoles ; systèmes de pouvoir, de priorité.
- De manière à pérenniser le projet, penser que l’organisation doit être exhaustive : tous les problèmes, même petits, doivent être prévus à l’avance.
- Donner une formation aux enseignants pour faire travailler les enfants autour du livre prêté (Cf paragraphes suivants)

 

Les supports matériels utilisés sur le terrain
(salle, équipements à disposition...)
Le fonds de livres : je suis venue avec 30 kg de livres adultes et enfants. Les quelques livres destinés aux adultes ont été donnés aux instituteurs. Ceux pour enfants sont venus s’ajouter à ceux qu’avait apportés Caroline. Au total, le fonds de livres pour enfants s’élève à environ un nombre de 300.

Equipement : Mahé, Présidente de l’association, a pu récupérer 2 armoires, auxquelles le ferronnier a mis des étagères, pour stocker les livres. Ces 2 armoires ont été transportées et installées dans l’école de Bouboussèn , qui avait accepté, à l’issue de la réunion des Directeurs d’Ecoles d’accueillir le fonds.

Réalisations ...
La formation a-t-elle répondu aux attentes ?   

En partie : formation plus concrète sur le livre : comment faire travailler l’enfant sur le livre. Les enseignants sont demandeurs d’une formation qui puisse leur permettre d’accompagner l’enfant dans sa découverte du livre.

En même temps, je me suis rendue compte, que les enseignants ne souhaitent pas que les enfants ramènent le livre à la maison : ils ont peur qu’ils l’abîment, ou le perdent.

S’ils veulent que l’enfant aille de lui-même vers la lecture, il faut qu’il puisse le ramener à la maison le temps du prêt. Ce livre dans le foyer peut intéresser des frères et sœurs, et peut également intéresser les parents.

Avec nécessité, au retour du livre, de faire parler chacun des enfants sur son livre, devant la classe, avec une pédagogie adaptée.

Telle que la formation s'est achevée, peut-on dire des bénéficiaires qu'ils sont capables...

...de travailler de manière autonome ?  En partie 

...de formaliser et de mener à terme leurs projets ?   En partie 

...de reproduire une initiative ?   En partie 

 

Appréciation générale ...
Arrivée, accueil à l'aéroport : Excellent

Informations reçues du partenaire : Satisfaisant

Introduction dans le milieu de travail : Excellent

Hébergement :  Excellent

Organisation des repas : Excellent

Qualité de l'encadrement : Satisfaisant

Organisation des déplacements : Insuffisant

Rapport à l'inter culturalité :  Excellent

Niveau de satisfaction générale : Excellent

 

La mission et moi ...
Relationnel :  
L’accueil est excellent. Beaucoup de choses à faire. Les personnes sont souriantes, avenantes, confiantes, mais en même il y a beaucoup d’inertie, de difficulté pour choisir, pour agir. Je pense qu’il ne faut pas perdre de vue que nous ne sommes là que pour une courte durée, et qu’il n’est pas évident d’initialiser un projet qui puisse ensuite continuer. L’essentiel est de responsabiliser, former, autonomiser des personnes locales de façon à ce qu’elles puissent poursuivre le projet.

Personnellement, je préfère faire un micro-projet, même si l’ambition peut sembler limitée, mais que ce projet puisse être ensuite prolongé. Penser surtout à l’organisation de ce micro projet, avant tout en terme de moyens humains locaux.

Conditions de travail
Face à des difficultés pratiques simples, beaucoup de lourdeur pour les solutionner : le plus grand problème résidant dans les déplacements.

Que vous a apporté cette mission ?  
J’ai pu me rendre compte concrètement, au travers de l’association de Mahé, que les femmes pouvaient initier beaucoup de projet, très pratiques. Cela m’a fait prendre conscience de la multitude de problèmes que les habitants de Guianaw-rails peuvent rencontrer, et que les missions d’aide doivent, je pense, d’abord consister en une analyse des besoins faite avec la participation totale des personnes concernées.

Tout projet semble difficile à mener à bien, et surtout à pérenniser, et en même temps tout semble possible.

A-t-elle été conforme à vos attentes ?  
Un regret, c’est le manque de temps. Et c’est vrai que pour réaliser un projet, cela demande du temps : il ne peut pas se préparer loin, mais il doit se préparer sur le terrain, avec l’aide des personnes interessées.

Etes-vous prêt à repartir ?  oui

Pourquoi ?  
Maintenant, en connaissant mieux les contraintes du terrain, je pense que si je dois faire un autre projet, ou le même, je pourrai mieux le préparer avant de partir, par mails avec les personnes de Guianaw-rails, éventuellement avec d’autres personnes ou Ong, sensibilisées par le même projet.

Quelle serait maintenant votre définition de la solidarité internationale ? 
Après ce que j’ai vécu, je pense que la solidarité internationale doit avant tout lister les besoins localement, avec les personnes qui vont en bénéficier, en tenant compte de la culture du pays.

La solidarité doit véritablement donner les moyens pour les locaux de mettre en place des structures, des outils pour se développer par eux-mêmes.

L’instruction, le savoir est à la base de tout : le premier moyen de développement c’est l’éducation des enfants. Cela pour le moyen / long terme. Mais c’est vrai qu’il ne faut pas oublier le court terme : que les personnes acquièrent des compétences leur permettant de trouver un travail.

Il y a beaucoup d’idées à creuser : si j’ai la possibilité de retourner à Guianaw-rails, ça peut être interessant de continuer cette bibliothèque, mais aussi de créer un support pour faire circuler l’information dans ce grand quartier ; de nombreuses personnes résidant à proximité de l’association ignoraient l’existence d’une bibliothèque, la présence d’ordinateurs à l’association, etc…

De plus, ce serait bien de voir le marché de l’édition de livres sénégalais, notamment pour enfants. La culture orale peut donner lieu à la création de livres pour enfants par des écrivains Sénégalais.

 

 

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- Marion Moizard